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	<title>Comments on: Des réflexions résolument tournées vers l&#8217;avenir du journalisme et de l&#8217;information</title>
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	<description>&#34;Another perspective on catching News&#34;</description>
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		<title>By: Sites web d&#8217;information gratuits ou payants? :: News Up !</title>
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		<dc:creator>Sites web d&#8217;information gratuits ou payants? :: News Up !</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Jan 2010 09:43:51 +0000</pubDate>
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		<description>[...] aux autres de vérifier la rentabilité du modèle économique. En France, rappelons qu&#8217;Edwy Penel a lancé en 2008 son médias d&#8217;inforamtion virtuel [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] aux autres de vérifier la rentabilité du modèle économique. En France, rappelons qu&#8217;Edwy Penel a lancé en 2008 son médias d&#8217;inforamtion virtuel [...]</p>
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		<title>By: Ettore Rizza</title>
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		<dc:creator>Ettore Rizza</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2009 14:41:47 +0000</pubDate>
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		<description>@Jean-Jacques Jespers : visiblement, votre ex-collègue Alain Gerlache paraît quant à lui sceptique à l&#039;idée de voir éclore un journalisme sans but lucratif.

Lu sur http://www.alaingerlache.be/ : &quot;L&#039;utopie d&#039;un journalisme non lucratif http://tinyurl.com/ckv639 (Belles) âmes sensibles s&#039;abstenir. &quot;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@Jean-Jacques Jespers : visiblement, votre ex-collègue Alain Gerlache paraît quant à lui sceptique à l&#8217;idée de voir éclore un journalisme sans but lucratif.</p>
<p>Lu sur <a href="http://www.alaingerlache.be/" rel="nofollow">http://www.alaingerlache.be/</a> : &#8220;L&#8217;utopie d&#8217;un journalisme non lucratif <a href="http://tinyurl.com/ckv639" rel="nofollow">http://tinyurl.com/ckv639</a> (Belles) âmes sensibles s&#8217;abstenir. &#8220;</p>
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		<title>By: Thibaut</title>
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		<dc:creator>Thibaut</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2009 11:27:01 +0000</pubDate>
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		<description>Oups! piégé par des homophones! Merci pour la rectification grammaticale. A retenir pour le jeu des dictionnaires ;O)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Oups! piégé par des homophones! Merci pour la rectification grammaticale. A retenir pour le jeu des dictionnaires ;O)</p>
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		<title>By: Jean-Jacques Jespers</title>
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		<dc:creator>Jean-Jacques Jespers</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2009 10:34:33 +0000</pubDate>
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		<description>Vous m&#039;avez mal lu. Je ne suggère pas que ce soient les élus de la Nation qui contrôlent l&#039;usage des deniers publics finançant le service public de l&#039;information, mais bien les rédactions et leurs lecteurs. Nous ne sommes pas en France. Notre radio-télévision de service public est pluraliste et n&#039;est pas dirigée par un seul homme ou parti. L&#039;exemple est donc utilisable. De plus, on ne dit pas &quot;tenir les rennes&quot; (pauvres cervidés de Laponie, que ne leur fait-on pas subir!) mais bien &quot;tenir les rênes&quot;, c&#039;est-à-dire les guides du cheval.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Vous m&#8217;avez mal lu. Je ne suggère pas que ce soient les élus de la Nation qui contrôlent l&#8217;usage des deniers publics finançant le service public de l&#8217;information, mais bien les rédactions et leurs lecteurs. Nous ne sommes pas en France. Notre radio-télévision de service public est pluraliste et n&#8217;est pas dirigée par un seul homme ou parti. L&#8217;exemple est donc utilisable. De plus, on ne dit pas &#8220;tenir les rennes&#8221; (pauvres cervidés de Laponie, que ne leur fait-on pas subir!) mais bien &#8220;tenir les rênes&#8221;, c&#8217;est-à-dire les guides du cheval.</p>
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		<title>By: Ettore Rizza</title>
		<link>http://newsup.be/media-monitoring-analyses/des-reflexions-resolument-tournees-vers-lavenir-du-journalisme-et-de-linformation/comment-page-1/#comment-204</link>
		<dc:creator>Ettore Rizza</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2009 07:26:11 +0000</pubDate>
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		<description>Un petit mot tout de même sur le business model de la presse. Vous dites qu&#039;elle doit réinventer le sien et vous avez sans doute raison. Mais au moins en possède-t-elle déjà un, qu&#039;il suffirait d&#039;adapter (le tout étant de savoir dans quel sens ).

Mais quel est le modèle économique de l&#039;info sur le web ? Combien rapportent le Soir en ligne, DHnet ou même l&#039;édition abonnés du Monde ? J&#039;aimerais le savoir. car ce n&#039;est pas parce que le jeune public se trouve sur le web que la toile constitue forcement l&#039;avenir et la poule aux oeufs d&#039;or. 

Tant que le modèle web sera fondé sur la gratuité, évidemment qu&#039;il attirera les jeunes. Ceux-ci y trouveront pour pas un rond un milliard de fois plus d&#039;informations d&#039;actualité qu&#039;ils n&#039;en souhaitent. 

Mais l&#039;info sur Internet pourra-t-elle rester indéfiniment gratuite ?

La pub ? Hostile à toute forme de payement, l&#039;internaute est également rebuté par les excès de publicité. Cela fait un moment que des petits malins ont inventé de scripts capables d&#039;effacer les pubs adsense sur tous les services de Google.

L&#039;abonnement ? Ceux qui consentent à verser leur obole à des sites comme Mediapart ou Arrêt sur image sont généralement de gros consommateurs d&#039;info, déjà abonnés au Monde ou à Libé.

Si le site du Soir devenait payant, je suis presque sûr que les véritables lecteurs du quotidien (ceux qui ne parcourent pas le site uniquement pour taper sur le PS ou le MR) préféreraient souscrire un abonnement papier. Pour vérifier cette hypothèse, il serait intéressant de savoir combien rapportent aux éditeurs leurs abonnements au journal en PDF, pourtant deux fois moins cher que l&#039;abonnement papier.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Un petit mot tout de même sur le business model de la presse. Vous dites qu&#8217;elle doit réinventer le sien et vous avez sans doute raison. Mais au moins en possède-t-elle déjà un, qu&#8217;il suffirait d&#8217;adapter (le tout étant de savoir dans quel sens ).</p>
<p>Mais quel est le modèle économique de l&#8217;info sur le web ? Combien rapportent le Soir en ligne, DHnet ou même l&#8217;édition abonnés du Monde ? J&#8217;aimerais le savoir. car ce n&#8217;est pas parce que le jeune public se trouve sur le web que la toile constitue forcement l&#8217;avenir et la poule aux oeufs d&#8217;or. </p>
<p>Tant que le modèle web sera fondé sur la gratuité, évidemment qu&#8217;il attirera les jeunes. Ceux-ci y trouveront pour pas un rond un milliard de fois plus d&#8217;informations d&#8217;actualité qu&#8217;ils n&#8217;en souhaitent. </p>
<p>Mais l&#8217;info sur Internet pourra-t-elle rester indéfiniment gratuite ?</p>
<p>La pub ? Hostile à toute forme de payement, l&#8217;internaute est également rebuté par les excès de publicité. Cela fait un moment que des petits malins ont inventé de scripts capables d&#8217;effacer les pubs adsense sur tous les services de Google.</p>
<p>L&#8217;abonnement ? Ceux qui consentent à verser leur obole à des sites comme Mediapart ou Arrêt sur image sont généralement de gros consommateurs d&#8217;info, déjà abonnés au Monde ou à Libé.</p>
<p>Si le site du Soir devenait payant, je suis presque sûr que les véritables lecteurs du quotidien (ceux qui ne parcourent pas le site uniquement pour taper sur le PS ou le MR) préféreraient souscrire un abonnement papier. Pour vérifier cette hypothèse, il serait intéressant de savoir combien rapportent aux éditeurs leurs abonnements au journal en PDF, pourtant deux fois moins cher que l&#8217;abonnement papier.</p>
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		<title>By: Ettore Rizza</title>
		<link>http://newsup.be/media-monitoring-analyses/des-reflexions-resolument-tournees-vers-lavenir-du-journalisme-et-de-linformation/comment-page-1/#comment-203</link>
		<dc:creator>Ettore Rizza</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2009 06:04:10 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://newsup.be/?p=1379#comment-203</guid>
		<description>Quelques petites réflexions en vrac :

A propos de notre nostalgie supposée à vouloir abandonner le papier 

Je le répète : point de nostalgie ou de conservatisme dans mes propos. Je constate juste, en tant qu’utilisateur de l’un et l’autre, que le confort de lecture sur un écran n’a rien à voir avec celle sur un imprimé. Punt. Et pour ce qui est de ma pratique professionnelle, je travaille à domicile et j’envoie mes papiers par mail. Ensuite, peu m’importe qu&#039;ils soient publiés en ligne, diffusés sur des GSM ou gravés dans le marbre de Carrare. L’odeur du papier me laisse froid, l’encre d’imprimerie salit les doigts. Mais, oui, comme tout le monde, je préfère tourner les pages d’un livre ou d’un journal plutôt que de scroller un PDF.

Sur le désintérêt des jeunes pour l’imprimé 

Ce n’est pas nouveau. Mais dans le cas qui nous occupe, il faudrait préciser que les &quot;jeunes&quot; ne renient pas les quotidiens au profit d’internet. Ceux dont nous parlons n’ont jamais lu de quotidien et vont sur internet pour tout sauf pour s’informer. En réalité, c’est l’INFORMATION écrite telle que nous la concevons qui les rebute, et qu’elle soit publiée sur le net ou diffusée sur les ondes n’y change rien. Je vous dis cela du haut d’une expérience de plusieurs années en tant que modérateur d’un forum d’étudiants... en journalisme ! Avant chacun des tests d’actu mensuels, la question revenait sous chaque clavier : comment faire pour le réussir en lisant le moins possible et en n’écoutant pas la radio ? Par charité, je ne vous dévoilerai pas les moyennes de ces tests d’actu… Dès que les résultats étaient publiés, une réflexion revenait comme un gimmick : &quot;Purée, j’ai eu 8 ! A quoi ça sert de faire des études de journalisme ? Mon père est électricien, il a fait le test en 10 minutes et il a eu 15 !&quot; ( j’invente à peine, sur base de mes souvenirs

Autre argument en faveur de cette théorie du désintérêt pour l’info sérieuse : les potins de stars et l’actu people comptent parmi les infos les plus pléthoriques sur le web. Or Closer, Voici ou Ciné-télé Revue se portent bien à ma connaissance. Car leur public, justement, les achète pour pouvoir les siroter sur le divan ou chez le coiffeur. Le « produit », c’est-à-dire l’ensemble cohérent et FINI (j’y reviendrai) que constitue le magazine, compte autant à leurs yeux que l’info brute qu’il contient. Et la réflexion vaut pour les lecteurs de magazines plus sérieux, comme j’en ai déjà témoigné plus haut. 

A propos du pessimisme de Bernard Poulet

J’ai mal jugé cet homme. Sa pensée, finalement, me paraît plus pertinente et plus nuancée que ne le laissait sa croire sa prestation sur Intermédias. Mais bon, son bouquin reste ce qu’il est : une prédiction parmi d’autres, fondée sur des prémisses floues et forcément incomplètes. Il faut se méfier des prophètes et des gourous, ils n’en savent souvent pas plus que vous et moi. Et cela qu’ils s’appellent Jarvis, Huffington ou que sais-je.

Je me souviens avec honte d’un papier que j’avais rédigé en mai 2007 sur le phénomène Second Life, et plus précisément sur l’arrivée des médias traditionnels dans ce monde virtuel. L’article s’achevait en ces termes lourds de sens : 

&quot;Selon le cabinet d&#039;analystes américain Gartner, 80 % des internautes et les 500 plus grandes entreprises mondiales s&#039;engouffreront dans le virtuel d&#039;ici à cinq ans. Si la prévision se vérifie, les pionniers devraient alors jouir d&#039;un avantage stratégique des plus concrets.&quot;

Gartner a revu depuis son analyse...
 
Un an plus tôt, dans un autre article pour le même mag, des études très sérieuses m’avaient poussé à écrire :

&quot;Trop à l&#039;étroit sur le web, Google vise aujourd&#039;hui les médias classiques. Son projet bêta Google Publication Ads, destiné à la presse écrite, relève encore de l&#039;anecdote. Mais pour combien de temps ?&quot;

Qu&#039;attendez-vous pour m&#039;engager comme analyste ? :))

Tout cela me rappelle les prévisionnistes de la Belle Epoque, ceux qui imaginaient qu’en l’an 2000 nous volerions tous au dessus des villes munis de casquettes à hélice. 

On en rit de bon cœur aujourd’hui, c&#039;est l&#039;essentiel, tout comme j’espère que Philip Meyer vivra assez longtemps pour éclater de rire en ouvrant Le New York Times d’octobre 2043.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Quelques petites réflexions en vrac :</p>
<p>A propos de notre nostalgie supposée à vouloir abandonner le papier </p>
<p>Je le répète : point de nostalgie ou de conservatisme dans mes propos. Je constate juste, en tant qu’utilisateur de l’un et l’autre, que le confort de lecture sur un écran n’a rien à voir avec celle sur un imprimé. Punt. Et pour ce qui est de ma pratique professionnelle, je travaille à domicile et j’envoie mes papiers par mail. Ensuite, peu m’importe qu&#8217;ils soient publiés en ligne, diffusés sur des GSM ou gravés dans le marbre de Carrare. L’odeur du papier me laisse froid, l’encre d’imprimerie salit les doigts. Mais, oui, comme tout le monde, je préfère tourner les pages d’un livre ou d’un journal plutôt que de scroller un PDF.</p>
<p>Sur le désintérêt des jeunes pour l’imprimé </p>
<p>Ce n’est pas nouveau. Mais dans le cas qui nous occupe, il faudrait préciser que les &#8220;jeunes&#8221; ne renient pas les quotidiens au profit d’internet. Ceux dont nous parlons n’ont jamais lu de quotidien et vont sur internet pour tout sauf pour s’informer. En réalité, c’est l’INFORMATION écrite telle que nous la concevons qui les rebute, et qu’elle soit publiée sur le net ou diffusée sur les ondes n’y change rien. Je vous dis cela du haut d’une expérience de plusieurs années en tant que modérateur d’un forum d’étudiants&#8230; en journalisme ! Avant chacun des tests d’actu mensuels, la question revenait sous chaque clavier : comment faire pour le réussir en lisant le moins possible et en n’écoutant pas la radio ? Par charité, je ne vous dévoilerai pas les moyennes de ces tests d’actu… Dès que les résultats étaient publiés, une réflexion revenait comme un gimmick : &#8220;Purée, j’ai eu 8 ! A quoi ça sert de faire des études de journalisme ? Mon père est électricien, il a fait le test en 10 minutes et il a eu 15 !&#8221; ( j’invente à peine, sur base de mes souvenirs</p>
<p>Autre argument en faveur de cette théorie du désintérêt pour l’info sérieuse : les potins de stars et l’actu people comptent parmi les infos les plus pléthoriques sur le web. Or Closer, Voici ou Ciné-télé Revue se portent bien à ma connaissance. Car leur public, justement, les achète pour pouvoir les siroter sur le divan ou chez le coiffeur. Le « produit », c’est-à-dire l’ensemble cohérent et FINI (j’y reviendrai) que constitue le magazine, compte autant à leurs yeux que l’info brute qu’il contient. Et la réflexion vaut pour les lecteurs de magazines plus sérieux, comme j’en ai déjà témoigné plus haut. </p>
<p>A propos du pessimisme de Bernard Poulet</p>
<p>J’ai mal jugé cet homme. Sa pensée, finalement, me paraît plus pertinente et plus nuancée que ne le laissait sa croire sa prestation sur Intermédias. Mais bon, son bouquin reste ce qu’il est : une prédiction parmi d’autres, fondée sur des prémisses floues et forcément incomplètes. Il faut se méfier des prophètes et des gourous, ils n’en savent souvent pas plus que vous et moi. Et cela qu’ils s’appellent Jarvis, Huffington ou que sais-je.</p>
<p>Je me souviens avec honte d’un papier que j’avais rédigé en mai 2007 sur le phénomène Second Life, et plus précisément sur l’arrivée des médias traditionnels dans ce monde virtuel. L’article s’achevait en ces termes lourds de sens : </p>
<p>&#8220;Selon le cabinet d&#8217;analystes américain Gartner, 80 % des internautes et les 500 plus grandes entreprises mondiales s&#8217;engouffreront dans le virtuel d&#8217;ici à cinq ans. Si la prévision se vérifie, les pionniers devraient alors jouir d&#8217;un avantage stratégique des plus concrets.&#8221;</p>
<p>Gartner a revu depuis son analyse&#8230;</p>
<p>Un an plus tôt, dans un autre article pour le même mag, des études très sérieuses m’avaient poussé à écrire :</p>
<p>&#8220;Trop à l&#8217;étroit sur le web, Google vise aujourd&#8217;hui les médias classiques. Son projet bêta Google Publication Ads, destiné à la presse écrite, relève encore de l&#8217;anecdote. Mais pour combien de temps ?&#8221;</p>
<p>Qu&#8217;attendez-vous pour m&#8217;engager comme analyste ? <img src='http://newsup.be/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> )</p>
<p>Tout cela me rappelle les prévisionnistes de la Belle Epoque, ceux qui imaginaient qu’en l’an 2000 nous volerions tous au dessus des villes munis de casquettes à hélice. </p>
<p>On en rit de bon cœur aujourd’hui, c&#8217;est l&#8217;essentiel, tout comme j’espère que Philip Meyer vivra assez longtemps pour éclater de rire en ouvrant Le New York Times d’octobre 2043.</p>
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		<title>By: Thibaut</title>
		<link>http://newsup.be/media-monitoring-analyses/des-reflexions-resolument-tournees-vers-lavenir-du-journalisme-et-de-linformation/comment-page-1/#comment-200</link>
		<dc:creator>Thibaut</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2009 10:00:50 +0000</pubDate>
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		<description>Je pense sincèrement qu&#039;il sera toujours possible de fournir ce type de contenu qualitatif et qu&#039;il existera toujours un public pour s&#039;y intéresser. Mais je pense également qu&#039;une certaine logique économique et sociale va faire évoluer le secteur vers une segmentation plus grande des vecteurs de l&#039;information. Je suis comme vous un fervent consommateur du papier. J&#039;aime son contact. J&#039;aime prendre le temps de m&#039;asseoir sur ma terrasse ou dans mon fauteuil pour lire un journal mais nous faisons encore partie d&#039;une génération qui a connu le quotidien sans gsm et sans ordinateurs. Il y a peut-être une part de nostalgie dans notre souhait de vouloir garder le contact avec le papier ou une certaine réticence à le lâcher pour un autre support. Quoique je crois, comme je l&#039;ai exprimé dans un autre article, qu&#039;il y a la place pour différents types d&#039;informations - http://newsup.be/1432/le-journalisme-est-a-un-tournant-de-son-histoire/

Le constat social qui nous démontre que les jeunes générations se détournent du papier est une réalité. Il ne faut évidemment pas laisser tomber les bras et renoncer à intéresser nos enfants au papier ou à son contenu mais l&#039;évolution semble inéluctable. C&#039;est pourquoi, il faut croire à notre capacité de nous adapter à d&#039;autres supports et surtout à notre capacité d&#039;offrir de l&#039;information de qualité sur d&#039;autres supports. Par ailleurs, je suis aussi intimement convaincu que la révolution que nous vivons doit passer par différentes étapes dont certaines seront douloureuses. Sans tomber dans le pessimisme d&#039;un Bernard Poulet, le support papier rencontre en effet des difficultés à cause de son modèle et de la structure sur laquelle il repose: très lourde et très coûteuse. Il se maintiendra peut-être en réduisant ses effectifs, en réorientant son contenu, en ciblant des matières plus spécifiques mais il se maintiendra (du moins espérons-le) aux côtés de nouveaux supports qui seront inévitablement compétitifs. Les journalistes qui choisiront de rester au papier (qui sera peut-être devenu digital d&#039;ici là, voir également l&#039;article: &quot;le journalisme est à un tournant de son histoire&quot;) auront autant de chance que ceux qui se seront orientés vers les nouveaux moyens de communiquer, plus &quot;technologiques&quot;. La concurrence va augmenter entre supports. Des parts de marché vont changer de main jusqu&#039;à ce qu&#039;un équilibre apparaissent entre anciens et nouveaux médias. Il n&#039;y aura pas obligatoirement plus de pression sur les journalistes d&#039;une rédaction réduite. Je pense en effet que de plus petites équipes peuvent réaliser du très bon travail si la volonté éditoriale existe pour donner le change aux nouveaux médias et ainsi les concurrencer sans pour autant céder à la qualité: travail sur une information de niche, restructuration du contenu, collaboration étroite avec d&#039;autres médias pour créer des ponts afin que l&#039;information rebondisse et relaie la réflexion toujours plus loin. Cette information-là, récoltée, digérée, malaxée et publiée sur du papier digital ou non par des journalistes aguerris aura peut-être plus d&#039;atouts pour trouver sa vraie cible, un public plus réduit mais super fidèle qui paiera son information. Pourquoi ne pas imaginer des équipes réduites de type &quot;commandos&quot; qui délivrent une information de qualité selon le modèle, la structure ou le support choisi pour faire de l&#039;information. Je le vois plutôt comme une sorte de compétition où chaque support à la chance de démontrer ses capacités professionnelles à offrir la meilleure information possible pour concurrencer les supports ou médias rivaux.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je pense sincèrement qu&#8217;il sera toujours possible de fournir ce type de contenu qualitatif et qu&#8217;il existera toujours un public pour s&#8217;y intéresser. Mais je pense également qu&#8217;une certaine logique économique et sociale va faire évoluer le secteur vers une segmentation plus grande des vecteurs de l&#8217;information. Je suis comme vous un fervent consommateur du papier. J&#8217;aime son contact. J&#8217;aime prendre le temps de m&#8217;asseoir sur ma terrasse ou dans mon fauteuil pour lire un journal mais nous faisons encore partie d&#8217;une génération qui a connu le quotidien sans gsm et sans ordinateurs. Il y a peut-être une part de nostalgie dans notre souhait de vouloir garder le contact avec le papier ou une certaine réticence à le lâcher pour un autre support. Quoique je crois, comme je l&#8217;ai exprimé dans un autre article, qu&#8217;il y a la place pour différents types d&#8217;informations &#8211; <a href="http://newsup.be/1432/le-journalisme-est-a-un-tournant-de-son-histoire/" rel="nofollow">http://newsup.be/1432/le-journalisme-est-a-un-tournant-de-son-histoire/</a></p>
<p>Le constat social qui nous démontre que les jeunes générations se détournent du papier est une réalité. Il ne faut évidemment pas laisser tomber les bras et renoncer à intéresser nos enfants au papier ou à son contenu mais l&#8217;évolution semble inéluctable. C&#8217;est pourquoi, il faut croire à notre capacité de nous adapter à d&#8217;autres supports et surtout à notre capacité d&#8217;offrir de l&#8217;information de qualité sur d&#8217;autres supports. Par ailleurs, je suis aussi intimement convaincu que la révolution que nous vivons doit passer par différentes étapes dont certaines seront douloureuses. Sans tomber dans le pessimisme d&#8217;un Bernard Poulet, le support papier rencontre en effet des difficultés à cause de son modèle et de la structure sur laquelle il repose: très lourde et très coûteuse. Il se maintiendra peut-être en réduisant ses effectifs, en réorientant son contenu, en ciblant des matières plus spécifiques mais il se maintiendra (du moins espérons-le) aux côtés de nouveaux supports qui seront inévitablement compétitifs. Les journalistes qui choisiront de rester au papier (qui sera peut-être devenu digital d&#8217;ici là, voir également l&#8217;article: &#8220;le journalisme est à un tournant de son histoire&#8221;) auront autant de chance que ceux qui se seront orientés vers les nouveaux moyens de communiquer, plus &#8220;technologiques&#8221;. La concurrence va augmenter entre supports. Des parts de marché vont changer de main jusqu&#8217;à ce qu&#8217;un équilibre apparaissent entre anciens et nouveaux médias. Il n&#8217;y aura pas obligatoirement plus de pression sur les journalistes d&#8217;une rédaction réduite. Je pense en effet que de plus petites équipes peuvent réaliser du très bon travail si la volonté éditoriale existe pour donner le change aux nouveaux médias et ainsi les concurrencer sans pour autant céder à la qualité: travail sur une information de niche, restructuration du contenu, collaboration étroite avec d&#8217;autres médias pour créer des ponts afin que l&#8217;information rebondisse et relaie la réflexion toujours plus loin. Cette information-là, récoltée, digérée, malaxée et publiée sur du papier digital ou non par des journalistes aguerris aura peut-être plus d&#8217;atouts pour trouver sa vraie cible, un public plus réduit mais super fidèle qui paiera son information. Pourquoi ne pas imaginer des équipes réduites de type &#8220;commandos&#8221; qui délivrent une information de qualité selon le modèle, la structure ou le support choisi pour faire de l&#8217;information. Je le vois plutôt comme une sorte de compétition où chaque support à la chance de démontrer ses capacités professionnelles à offrir la meilleure information possible pour concurrencer les supports ou médias rivaux.</p>
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		<title>By: Ettore Rizza</title>
		<link>http://newsup.be/media-monitoring-analyses/des-reflexions-resolument-tournees-vers-lavenir-du-journalisme-et-de-linformation/comment-page-1/#comment-199</link>
		<dc:creator>Ettore Rizza</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2009 06:04:25 +0000</pubDate>
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		<description>Le quotidien ou le magazine que nous connaissons encore aujourd’hui ne sera-t-il pas simplement téléchargé durant la nuit pour être lu au petit déjeuner sur un e-book, un pc ou un i-phone?
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Peut-être. Mais il faudra sans doute attendre pour cela que la technologie fasse un sacré bond. Pour l&#039;heure, on peut constater que même sur un écran 22 pouces, les différentes formes de publications &quot;paperfree&quot; (journaux en PDF, édition numérique du Monde ou du Vif, etc.) ne sont que des ersatz, des pis-aller en attendant de lire la version papier. 

S&#039;informer avec son PC ou son smartphone, c&#039;est très bien pour lire quelques fils RSS, vérifier les unes de quotidiens, jeter un oeil sur sa page Netvibes... Bref, se tenir grosso modo au courant. Et encore, je suis persuadé que cette façon d&#039;aborder l&#039;info restera encore très longtemps l&#039;apanage des plus jeunes, des plus pressés (ce qui est souvent synonyme) ou des plus aguerris en informatique. 

Cette semaine, on ne m&#039;a pas livré le Vif-L&#039;Express. J&#039;en suis marri. Il m&#039;a fallu lire le Marc Oschinsky sur le site web du mag, ce qui n&#039;a pas le même goût mais reste faisable. Mais il ne me viendrait JAMAIS à l&#039;idée de consulter en ligne TOUS les articles de cette édition, comme je le fais d&#039;habitude le vendredi soir dans mon lit. 

Sur le site web, tout au plus cliquerai-je sur l&#039;un ou l&#039;autre article de politique intérieure, sujet qui m&#039;intéresse. Mais je n&#039;irais certainement pas me taper un long reportage sur la prostitution au Tadjikistan. Article que j&#039;aurais peut-être lu dans la version papier, par la grâce d&#039;une belle photo bien légendée, d&#039;une attaque bien frappée ou d&#039;une mise en exergue intrigante.

Tout cela pour dire que le papier, à mes yeux, reste irremplaçable. Pour peu que suffisamment de lecteurs partagent le même avis, je crois que l&#039;imprimé a encore de beaux jours devant lui. A condition, c&#039;est sans doute vrai, que les éditeurs traditionnels se remettent en question et proposent un contenu qui se démarque de la production gratuite du quatuor web-métro-télé-radio. 

Ce qui nous ramène au débat né de votre billet précédent : est-il possible de fournir ce type de contenu &quot;à valeur ajoutée&quot; en augmentant la pression sur les journalistes et en réduisant les effectifs ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le quotidien ou le magazine que nous connaissons encore aujourd’hui ne sera-t-il pas simplement téléchargé durant la nuit pour être lu au petit déjeuner sur un e-book, un pc ou un i-phone?<br />
&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p>Peut-être. Mais il faudra sans doute attendre pour cela que la technologie fasse un sacré bond. Pour l&#8217;heure, on peut constater que même sur un écran 22 pouces, les différentes formes de publications &#8220;paperfree&#8221; (journaux en PDF, édition numérique du Monde ou du Vif, etc.) ne sont que des ersatz, des pis-aller en attendant de lire la version papier. </p>
<p>S&#8217;informer avec son PC ou son smartphone, c&#8217;est très bien pour lire quelques fils RSS, vérifier les unes de quotidiens, jeter un oeil sur sa page Netvibes&#8230; Bref, se tenir grosso modo au courant. Et encore, je suis persuadé que cette façon d&#8217;aborder l&#8217;info restera encore très longtemps l&#8217;apanage des plus jeunes, des plus pressés (ce qui est souvent synonyme) ou des plus aguerris en informatique. </p>
<p>Cette semaine, on ne m&#8217;a pas livré le Vif-L&#8217;Express. J&#8217;en suis marri. Il m&#8217;a fallu lire le Marc Oschinsky sur le site web du mag, ce qui n&#8217;a pas le même goût mais reste faisable. Mais il ne me viendrait JAMAIS à l&#8217;idée de consulter en ligne TOUS les articles de cette édition, comme je le fais d&#8217;habitude le vendredi soir dans mon lit. </p>
<p>Sur le site web, tout au plus cliquerai-je sur l&#8217;un ou l&#8217;autre article de politique intérieure, sujet qui m&#8217;intéresse. Mais je n&#8217;irais certainement pas me taper un long reportage sur la prostitution au Tadjikistan. Article que j&#8217;aurais peut-être lu dans la version papier, par la grâce d&#8217;une belle photo bien légendée, d&#8217;une attaque bien frappée ou d&#8217;une mise en exergue intrigante.</p>
<p>Tout cela pour dire que le papier, à mes yeux, reste irremplaçable. Pour peu que suffisamment de lecteurs partagent le même avis, je crois que l&#8217;imprimé a encore de beaux jours devant lui. A condition, c&#8217;est sans doute vrai, que les éditeurs traditionnels se remettent en question et proposent un contenu qui se démarque de la production gratuite du quatuor web-métro-télé-radio. </p>
<p>Ce qui nous ramène au débat né de votre billet précédent : est-il possible de fournir ce type de contenu &#8220;à valeur ajoutée&#8221; en augmentant la pression sur les journalistes et en réduisant les effectifs ?</p>
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