Le Moyen Orient favorable aux droits d’auteurs mais pas à la mode européenne
Mazen Nahawi, Managing Director de Media Watch Middle-East, défend pour le Moyen Orient, l’Afrique et l’Inde une position très intéressante à propos des droits d’auteur. En effet, si aucun organisme de gestion n’existe actuellement dans cette région , les acteurs du secteur sont favorables à sa création. Cependant, Mazen Nahawi met en garde contre un modèle européen qu’il n’approuve pas:
This cannot be like Europe which is too stringent and creates conflicts of interest and ethical loopholes.
Les marchés émergents ne doivent pas reproduire les erreurs commises en Europe. Une coopération avec les éditeurs basées sur un partenariat commercial est plus profitable qu’une réconciliation qui s’appuie sur l’aspect légal de la question des droits d’auteurs. Il faut en effet bien avouer que le dialogue – souvent tendu – en Europe repose totalement sur l’aspect légal plutôt que sur une entente et une compréhension mutuelle à quelques exceptions près. A cela s’ajoute un manque de concertation entre les éditeurs européens. Il y a autant de modèles que de pays, ce qui pose le problème essentiel du paiement des droits d’auteurs d’un pays à l’autre pour l’utilisateur final. Pourquoi devrais-je payer plus ou moins pour des articles allemands que des articles belges, français ou anglais. L’Europe, en tant que région, devrait ne posséder logiquement qu’un seul modèle.
Mazen Nahawi va plus loin en pointant du doigt le manque de réaction et d’homogénéité des PCAs (Press Clippings Agencies):
Copyright principles and law favour publishers because PCAs and analysis companies have not fought back.
Au Moyen Orient, les acteurs se parlent donc et sont favorables à la recherche d’une solution concertée qui privilégie le partenariat commercial.
