Dernière chance pour Leterme
Revoilà Yves Leterme sous les feux de l’actualité quotidienne. A la lecture des journaux du jour et de l’avis de nombreuses personnalités politiques, il est le grand perdant des remaniements au sein du gouvernement ces derniers jours. Il faut sans doute une certaine dose d’inconscience pour accpeter ainsi d’endosser une nouvelle fois l’habit de Premier Ministre alors que plus personne ou presque ne croit qu’il possède une carrure pour assumer ce rôle.
De champion des élections en 2007, il est probablement devenu en deux ans un des hommes politiques dont l’image s’est la plus dégradée. A lire la presse du jour, il joue sans aucun doute définitivement son avenir politique en reprenant le 16, rue de la loi. Il flotte comme un parfum de déjà vu. Tout cela semble si évident qu’on en éprouve même de la pitié. Ils seront sans doute nombreux les prochains jours ou les prochains mois à épier ses moindres faits, à décortiquer ses plus petits gestes pour dénoncer encore et encore ses limites.
Hormis Vanackere qui a toujours joué la carte de la discrétion, ses deux autres collègues du CD&V ont tout prouvé. Si on ajoute, l’intervention de Martens ce week-end, on peut se demander si la génération des politiciens aujourd’hui à la tête du pays n’est pas une génération sacrifiée. Incapable de surmonter les enjeux auxquels nous sommes confrontés, elle est coincée entre la génération précédente qui, peut-on entendre souvent, allie sagesse et expérience et la génération future qui apprend aujourd’hui en regardant ses aînés pour, espérons-le, faire mieux bientôt.
