Et si les médias arrêtaient de parler des politiciens

By Thibaut • on April 28, 2010

Attention, billet d’humeur!

Et si les médias n’accordaient plus d’attention au monde politique puisqu’il est tellement éloigné des préoccupations du citoyen. Si les médias tournaient le dos aux politiques et arrêtaient d’être leur vitrine permanente. Ils gagneraient ainsi de la place dans leurs journaux ou à l’antenne pour parler à leurs lecteurs de leurs soucis quotidiens. Ils retrouveraient un peu d’espace pour approfondir d’autres sujets. Ils seraient finalement, peut-être, plus proches de leurs lecteurs.

Même les politiques déclarent sur tous les toits que le fossé entre eux et les citoyens est devenu sans fond. Alors, qu’ils cessent de se regarder le nombril et de  perdre du temps à se pavaner devant les micros et les caméras pour se consacrer à  leur travail. Le nombre d’articles consacrés aux instances gouvernementales belges depuis le 1er mars dans la presse quotidienne belge dépasse les 8.200 unités soit près de 135 articles en moyenne par jour. Ce chiffre atteint près de 180 articles par jour depuis une semaine.

Bien entendu, le pays vit des heures difficiles et les médias ont le devoir de relayer et de tenter de comprendre cette Histoire. Bien entendu, la responsabilité des élus est engagée et c’est le fondement même de la démocratie qui exige que le pays soit soumis à des lois qui la garantissent. Mais justement, si nos politiques s’étaient assignés à leur tâche principale c’est-à-dire gouverner et pas se chamailler, on n’en serait pas là. Ils s’évertuent à crier partout qu’ils se considèrent comme responsables mais le citoyen ne les croit plus.

Alors, comment rétablir la confiance?

Peut-être en passant rapidement par la scission de BHV.

Croyez-vous que cette scission changera beaucoup dans l’absolu et le quotidien de chacun? Je ne le pense pas même si le problème est plus complexe que je ne veux bien l’écrire. En tout cas, pas si on s’élève au niveau européen. Pas si on considère les vrais défis auxquels nous devons faire face en Belgique et en Europe. BHV au niveau européen, c’est un peu comme les nuisances sonores de l’aéroport de Bruxelles national  pour ses riverains, cela ne concerne que très peu de monde. Un sondage que nous avions fait dans le cadre d’une étude sur la perception de l’opinion et des médias à propos des aéroports et des compagnies aériennes en 2007 avait montré que la majorité des personnes interrogées se fichait bien du sort des riverains de l’aéroport de Bruxelles national en terme de nuisance. Leur conclusion allaient jusqu’à dire qu’ils n’auraient pas dû aller s’installer aux abords de l’aéroport. Cela ne concernait donc pas la majorité de la population. Il faut raisonnablement prendre du recul et prendre le même raccourci pour BHV. Qu’on en finisse pour voir si la scission va réellement modifier le quotidien des citoyens. Qu’on en finisse mais avec raison, en acceptant de part et d’autre de faire des concessions raisonnables. Si c’est le cas, la confiance refera surface. Quel soulagement pour le politique qui pourra poursuivre son travail de gestion responsable du pays et des défis économiques et sociaux qui préoccupent le commun des mortels. En élargissant notre horizon, nous pourrons alors poursuivre l’ancrage de la Belgique au niveau européen et garantir un avenir et une position enviable de l’Europe dans le monde.

(Responsabilité et raison)² x Respect² = confiance retrouvée