Le Giec victime des climato-sceptiques

By Thibaut • on August 30, 2010

Alors que Liège a accueilli  du mardi 24 au vendredi 27 août une réunion du Groupe d’Experts internationaux du climat (Giec) préalable à leur séance plénière qui aura lieu en Corée du Sud dans quelques semaines, nous avons publié une étude qui démontre l’influence des lobbies industriels et des climato-sceptiques sur l’image du Giec. Cette étude a été publiée en page 24 et 25 du magazine trimestriel be.passive et explique les conséquences du climategate en terme d’image pour le Giec.

Aujourd’hui, après ce que les climato-sceptiques ont appelé le Climategate, le Giec devrait sortir blanchi des travaux de l’IAC (Interacademy council). Ce dernier doit en effet rendre ce lundi son rapport sur les activités du Giec et ses recommandations concernant son avenir. Selon Achim Steiner, Directeur général du Programme des Nations Unies pour l’environnement (Pnue):

J’ai bon espoir que grâce à la publication du rapport, demain, l’opinion pourra réfléchir et se rendre compte que tous les rapports du Giec n’ont pas relevé de manquement de taille dans le travail.

Il ajoute:

Un climat de doute et d’incertitude a été créé. Cela n’a pas de fondement.

On mesure donc une fois encore aujourd’hui la puissance des lobbies industriels qui grâce aux climato-sceptiques ont réussi à déstabiliser le sommet de Copenhague ET l’image du Giec.

(Mise à jour)

Le rapport commandé par l’ONU sur les méthodes de travail du Giec recommande que le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat réforme ses instances de directions et renforce ses procédures pour éviter toutes erreurs dans sa méthodologie d’évaluation sur le réchauffement climatique. Selon le rapport de  l’IAC, le Giec doit pouvoir s’adapter et s’engager à renforcer la transparence de son travail.

Rajendra Pachauri qui dirige le Giec estime que ce sera aux Etats membres du groupe de décider s’il peut rester à la tête du groupement. Il suggère que cette décision soit prise lors de la 32ème session du Giec qui se tiendra en Corée du Sud au mois d’octobre.

De son côté, Jean-Pascal Van Ypersele, vice-Président du Giec, insiste sur la reconnaissance du Giec dans le rapport et sur la nécessité pour l’IAC de le renforcer.