Condamnés pour infanticide ou plébisicités pour avoir sauver une grossesse de plus de 458 jours

15 mois que la Belgique tente d’accoucher d’un nouveau gouvernement. Malheureusement, la grossesse se passe mal. La mère patrie est en effet loin d’avoir perdu les eaux. Tout indique que les obstacles sont encore nombreux. Le risque d’accoucher d’un gouvernement mort-né reste élevé. Ces dernières semaines, on espérait à tout le moins voir naître une coalition fragile qu’on aurait alors entourée pour qu’elle survive. Hier, les espoirs étaient si minces de voir naître le gouvernement de la dernière chance qu’on n’imaginait même plus les conséquences d’un tel drame.
Aujourd’hui, après l’accord arraché sur BHV, 8 partis ont choisi de poursuivre. Ils doivent réussir leur pari. Ils n’ont plus le choix. La pression socio-économique s’accentue et celle de l’Europe devient chaque jour plus forte. Ils doivent s’obstiner pour ne pas que la NV-A, bientôt rejointe par le FDF, ne profite d’un échec. Et puis, en cas d’échec, c’est tout un peuple qui serait en colère et pourrait poursuivre les coupables pour non assistance à nation en danger voire pour meurtre si la grossesse n’arrivait pas à son terme provoquant rien moins qu’un infanticide.
Depuis quelques heures, tout le monde respire un peu mieux. On ose de nouveau croire à la naissance d’un bébé hybride, ni delphineau, ni éléphanteau mais résolument mature pour une réforme de l’Etat historique.
Et après…
La grossesse laissera bien sûr des traces. On retiendra certainement le passage de témoins avec l’arrivée des Michel Jr, De Croo Jr, Lutgen Jr et peut-être bientôt Tobback Jr. ajoutez le jeune quarantenaire De Wever et le jeune Beke et vous obtiendrez la jeune génération. Une génération aux idées plus radicales où chacun défend bec et ongles sa position et ses idées en laissant très peu de place au compromis.
Et puis, on retiendra aussi ceux qui s’en vont usés par les combats et le pouvoir ou ceux qui laissent enfin leur place: exit les Gennez, Vervotte, Thyssen, Leterme, Reynders, Milquet, …etc. Seul restera l’homme au papillon, celui dont on dira peut-être qu’il a réussi là où d’autres ont échoué.
Bref, il faut espérer qu’une page se tourne bientôt mais avec une fin heureuse vécue à travers une tragi-comédie surréaliste comme seule la Belgique pouvait en connaître pour mieux rebondir.

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